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Phaos

Cyber-opéra en trois actes
et deux intermèdes

de

Alain Bergeron

 

(Extrait: Scène 1, p. 3-13)

Lune, Complexe urbanique de Genesareth, Enclave 7, Niveau 3
2086, 06/13, 21:49 hu (heure universelle)

Contact.
Un fil d'argent tinte sept fois dans la noirceur, mi-harpe mi-clavecin. Sept notes enchaînées, six intervalles de quintes ascendantes. Un signal d'appel tout ce qu'il y a de plus banal. Le gars qui loge ici n'a pas dû prendre la peine de personnaliser sa sonnerie. Manque de temps, sans doute. Il s'appelle Luis Grindall et il gagne sa croûte comme responsable de la sécurité des installations lunaires chez Thor Corp. Le genre de boulot qui, mine de rien, finit par vous flanquer l'appareil neurologique en hyperstress.
Grindall est chez lui à cette heure. S'il ne répond pas, c'est qu'il dort.
Contact.
Le fil d'argent tinte de nouveau. Même séquence sonore, mais sur un rythme un peu plus saccadé. Il doit y avoir urgence. L'homme émet un râlement, tandis que sa conscience émerge de l'abîme.
- ... chier... ils m'font tous chier...
Luis Grindall est aussi un être vulgaire et mal embouché. Grand, brun, l'air désespérément ordinaire, il respire en ce monde depuis maintenant trente-neuf ans. La première fois qu'il l'a fait, c'était ici même sur la Lune, dans une de ces sordides cliniques populaires que la municipalité de Bradbury avait montées en toute hâte pour faire face aux nouvelles vagues d'immigration. Une bien mauvaise période que celle-là. La Terre n'arrêtait pas de recracher dans l'espace ses surplus de misère humaine. La maladie, l'indigence et le désespoir faisaient partie du voyage et s'empilaient à l'arrivée entre les murs d'étroites cellules sombres et mal aérées. Il existait peut-être des endroits pires pour venir au monde, en ce milieu du vingt et unième siècle, mais pas beaucoup. Quand ils ouvraient les yeux pour la première fois, bien des nouveaux-nés avaient le réflexe de les refermer aussitôt, et pour de bon. Les autres décrochaient un abonnement perpétuel à une âpre lutte pour la survie. Luis Grindall n'a pas eu d'autre famille qu'une mère de passage, entrevue juste le temps nécessaire. Il n'a jamais su qui était l'auteure de ses jours, mais il n'a pas non plus cherché à le savoir : une immigrée sans doute, une moins que rien qui, sitôt son méfait accompli, s'en est retournée disparaître là d'où elle était venue, dans l'anonymat des foules. Recueilli par des institutions publiques désargentées, élevé dans la privation, Luis Grindall a grandi de son mieux, c'est-à-dire ni particulièrement bien ni particulièrement mal. Très tôt, il s'est appliqué à scruter l'ordre du monde autour de lui et à départager les gagnants des perdants, en quête d'un crochet un peu moins branlant que les autres pour y suspendre son existence.
Le jour de ses quatorze ans, il s'est laissé recruter par les services de sécurité du congrégat, Thor Corp. Comme crochet, il aurait pu trouver pire. Juste sur la Lune, les deux tiers de ce qui s'est jamais construit sous les vastes dômes protecteurs appartiennent à Thor Corp, y compris les douze enclaves et les dix-sept niveaux du complexe urbanique de Genesareth, les laboratoires du Moon Institute of Technology, les entrepôts du Lunaport et la majeure partie des quartiers domiciliaires de Bradbury. Encore aujourd'hui, le congrégat enrôle jeune et entraîne dur, mais la prise en charge de ses recrues est complète. On s'y incruste pour la vie, comme on entrait en religion, autrefois. Jamais Luis Grindall n'a regretté son choix de crochet. Il a mis vingt-cinq ans à se hisser à l'un des plus hauts grades qu'un sbire de talent moyen puisse convoiter, celui de responsable des installations lunaires de Thor Corp, mais il y est parvenu.
Contact.
Grindall dort. Ou il fait semblant. Depuis un moment, des dizaines de logiprocesseurs optiques - on dit familièrement des logops - se tiennent au garde-à-vous dans sa chambre à coucher. La plupart sont à peine visibles à l'oeil nu et sur-spécialisés. On ne les voit pas, mais il y en a partout, encastrés dans les murs, le mobilier, les objets courants. Ils tiennent l'agenda, règlent l'ouverture des portes ou surveillent la qualité de l'air. Ils font tellement partie de l'environnement qu'ils en sont venus à former l'environnement. Là où sévit l'homme de nos jours, prolifère aussi le logop. Un peu comme jadis le rat ou le pou. Les logops ne sont pas des parasites à proprement parler, ils se contentent de créer la dépendance. S'ils sont omniprésents, c'est que plus personne n'est capable de s'en passer.
Dans la chambre, depuis le tout premier signal d'appel, les logops qui contrôlent les entrées des télécom attendent que le maître de céans leur donne l'autorisation de compléter la mise en liaison. Mais le maître de céans n'a pas l'air très pressé de leur faire cette faveur.
Contact.
Grindall finit d'émerger. Ses yeux s'ouvrent. Une large bande de lumière crue nappe les murs de béton-mousse autour de son lit. L'homme prend le temps de déplier bras et jambes qu'il a fort longs, puis attrape un étui bleu qui traînait au milieu des draps. Il en retire un tube de nicobarre qu'il porte à sa bouche. C'est le dernier du paquet. Il a déjà servi vingt fois et n'aura plus qu'un goût frelaté. Tant pis. Ça fait des jours que Grindall aurait dû renouveler sa provision. Le temps lui a manqué, comme d'habitude.
À petits coups de langue, Grindall secoue le tube qu'il tient entre ses lèvres, histoire d'en ressusciter les restes de saveur. Une légère pression sur l'embout amorce le mécanisme de combustion. Effet de relaxation immédiat. Grindall aspire, puis exhale trois bons coups. Pas jouissant, mais honnête. Une fumée grisâtre dessine de minces spirales autour de sa tête, avant de disparaître par les alvéoles d'épuration du plafond.
L'homme est debout maintenant, nu, face à son lit. Les logops attendent toujours qu'il leur fasse un signe pour établir la communication, mais Luis Grindall boude. Passe encore qu'on l'oblige à faire le pantin sur appel lorsqu'il est en service. Ça fait partie du métier. Mais qu'on ait le culot de l'extraire de force à ses maigres heures de repos tient de la plus abjecte cruauté. En tout cas, c'est son opinion, pas celle des logops qui commencent à s'énerver. Leur programme détermine que le maître de céans fait preuve d'un singulier manque de savoir-vivre en s'obstinant à ignorer un appel qui lui est manifestement destiné. Ils repartent à l'assaut. Cette fois, ce sera tolérance zéro.
Contact.
Nouvelle sonnerie. Plus de harpe, plus de clavecin, juste un carillon strident aux décibels cauchemardesques. Grindall sursaute et sa nicobarre lui échappe de la bouche.
- Oh ! On se calme, les cloches, hein ? Vos gueules, merde ! Je m'branche !
Il s'est résigné à ouvrir son cellulex, le logop d'interface universelle qu'il s'est fait greffer sur l'avant-bras gauche. Le bidule n'est pas plus gros qu'un il de souris, mais il lui donne accès à la totalité de ses contemporains - du moins à ceux qui comptent. Un cellulex est ce par quoi on entre sur la Nasse, le réseau des réseaux. La Nasse, c'est le système nerveux central du genre humain, une tapisserie tissée serré de logops interconnectés, de fibres cristallines, de relais-lasers et de soucoupes orbitales. En elle, par elle et à travers elle, s'écoulent le savoir, la fortune et le pouvoir, codés en grappes de photons polarisés.
Un visage se forme en relief sur un des murs de béton-mousse de la chambre de Grindall. C'est une fille : coiffure hérisson roux, pommettes saillantes, paupières et lèvres vert argenté. Qui c'est, cette mignonne ? Jamais vue auparavant. Grindall jette un oeil curieux sur l'indax de son interlocutrice, la fiche d'identité personnelle qui vient de s'insérer à la hauteur de ses épaules. Hille Stollen, lit-il, vingt-deux ans. Son code d'accès indique qu'elle est des services. Une nouvelle, probablement.
- Monsieur Grindall...
Hille Stollen reçoit à son tour l'image que lui transmettent les logops de la chambre de Grindall. Ses yeux s'arrondissent. Son interlocuteur est debout devant elle, flambant nu, le sexe à demi dressé.
- Alors, jappe-t-il, qu'est-ce que vous me voulez ?
- Je vous prie de m'excuser, monsieur. On m'a demandé de vous prévenir... Il vient d'arriver un malheur au M.I.T.
- Quelle sorte de malheur ? Un de ces vieux débris a-t-il encore perdu ses prothèses intestinales ?
- Je... Non, monsieur.
- Et d'abord, qui est l'espèce d'ordure qui vous a demandé de me tirer du lit ? Dunain ?
- Non, monsieur Dunain est en congé aujourd'hui. Je vous appelle de la part de monsieur Kahim.
- Le petit Yegor ? Je pensais qu'il était de garde au labo OAW.
- Justement, monsieur. Il s'agit du projet Phaos.
Grindall blêmit. Il doit se rasseoir sur le bord de son lit. Son sexe est redevenu flasque tout à coup.
- Allez-y ! Crachez le morceau, dit-il en faisant l'impossible pour ne pas montrer qu'il tremble.
- Je n'ai pas de détails, monsieur, mais je sais qu'une personne a disparu, un des adjoints de monsieur Dunain, Jason Kolodine.
- Kolodine... Kolodine... Ah oui ! Un gros pédé qui porte du chromophène luisant et des culottes à crampons.
Grindall s'efforce de crâner devant la belle, mais le coeur n'y est pas. Il fait de l'angoisse en ce moment et, s'il est vraiment arrivé malheur au projet Phaos, il a raison d'en faire. Parce que Phaos, c'est ce qu'on appelle un gros truc, le truc majuscule, le haut du haut de gamme en matière d'intelligence artificielle. Le prototype est encore expérimental, mais il a été construit par le M.I.T. et financé par Thor Corp. Trois super-logops, ISIS, HERMES et PAN, isolés de tout, mais interconnectés entre eux pour former une entité parfaitement autonome, un système psychointellectuel ou « psystème ». Grindall n'a rien d'un expert en infologie, mais il sait un peu de quoi il retourne, parce que, malheureusement pour lui, la protection de Phaos tombe sous sa responsabilité.
Et merde !
L'essentiel de l'histoire de Phaos défile en accéléré sur l'écran de sa mémoire interne. Au départ, c'est l'ancienne directrice du M.I.T., la géniale Leonore Cantelo, qui en a conçu les plans. Une grande furie corpulente et sans classe qui parlait toujours trop fort, se souvient Grindall. Elle passait pour avoir le cerveau le plus doué de sa génération. On la surnommait la Fée des étoiles, moitié par dérision, moitié par admiration. Phaos promettait d'être son apothéose, son Grand uvre. Et puis, l'an dernier, quelques semaines à peine avant que le psystème ne devienne opérationnel, Leonore Cantelo périssait, pulvérisée par une bombe à l'acide dans sa demeure de New Bradbury. Le coup n'a jamais été revendiqué, mais tous les soupçons se sont portés sur les Chevaliers de la Lune, le groupe terroriste local.
La Fée des étoiles disparue, le projet est passé entre les mains de Pierre Dunain, le nouveau directeur du M.I.T. Mais c'est surtout grâce au patronage de Thor Corp qu'il a pu se poursuivre. Le président du congrégat, Simon Odako, est intervenu en personne pour empêcher que l'héritage de Leonore Cantelo ne se perde. L'homme que le monde entier appelle le Dieu Lion semble avoir développé un attachement hors du commun pour Phaos. On dit qu'il l'a adopté comme son enfant chéri et qu'il y tient plus qu'à n'importe quoi. Juste à y penser, Grindall se sent frissonner jusqu'au milieu des os, tandis que des multitudes de bestioles lui grignotent l'intérieur du ventre.
Mais qu'est-ce qui a bien pu se passer ? Et cette petite conne qui ne sait rien !
Il n'aurait jamais dû arriver de malheur au psystème. Les trois super-logops sont enfermés en permanence dans le labo OAW, un vrai coffre-fort de huit enceintes fortifiées. Étanchéité totale, mur à mur, du plancher au plafond. Le psystème est conçu pour fonctionner absolument seul, sans intervention extérieure, à l'abri des mains et des regards indiscrets. Pour éviter les risques de contamination, on l'a même privé de tout contact avec la Nasse. Et pour s'assurer qu'il n'en existerait jamais qu'un seul exemplaire au monde, on a poussé la précaution jusqu'à renoncer à en produire la moindre copie.
- Mettez-moi en rapport avec Yegor tout de suite, ordonne Grindall tout en cherchant quelque chose de décent à enfiler. Et dites-moi donc pourquoi cet eunuque de la cervelle ne m'a pas appelé lui-même.
- Monsieur Kahim a l'ordre de rester en liaison avec le bureau chef. Je crois qu'il s'entretient en ce moment avec monsieur Odako.
- Quoi ? Il parle directement au Dieu Lion ?
Frustration. Grindall digère très mal que son subalterne, le petit Yegor Kahim, ait la possibilité de s'adresser aux puissances célestes, sans passer par les paliers intermédiaires de la pyramide. Il n'aime pas qu'on bafoue la ligne hiérarchique, surtout quand il occupe l'étage que tout le monde contourne.
Grindall a fini par trouver son costume par terre près du lit. C'est une combinaison lunaire monopièce mauve de modèle courant. Les doublures sont bourrées de compensateurs gravifiques, qui permettent de se déplacer dans les enclaves de Genesareth sans risquer de s'envoler comme un papillon au moindre éternuement.
- À ce sujet, ajoute Hille Stollen pendant que Grindall entreprend de s'habiller sous ses yeux, monsieur Kahim m'a demandé de vous dire que monsieur Odako est déjà en route pour la Lune.
- Quoi ? Mais quand est-il parti ?
- Il a pris l'Archange de 20:00 hu. Il devrait arriver au Lunaport vers 05:00 hu.
- Le grand patron s'amène ici et personne n'a pensé à m'en avertir ! Mais qui c'est, le chef de la sécu dans ce bordel, merde de merde ?
Hille Stollen n'a pas la moindre idée de ce qu'il faut répondre. Des larmes brillent sous ses paupières vert argenté. La pauvre aimerait bien clore ici l'échange et retourner se faire oublier dans son coin, mais elle n'ose pas.
- C'est tout ? Pas d'autres surprises à m'annoncer ?
- Non... Euh... Monsieur Kahim vous fait dire qu'il vous attend le plus vite possible. Euh... Enclave 4, Niveau 16.
- Oh ! Monsieur Kahim me fait dire ça, dit Grindall en achevant de sangler ses bottes.
- Oui, monsieur.
- Bon, écoutez-moi bien, chérie. Il se peut qu'en ce moment il y ait plein de gens autour de vous qui s'énervent et qui vous donnent l'impression d'être importants parce qu'ils crient très fort. Mais moi, je vais vous donner un tuyau : jusqu'à preuve du contraire, le responsable de la sécurité chez Thor Corp section Lune s'appelle Luis Grindall. Et vous allez dire à ce minuscule trou du cul de Yegor Kahim que c'est moi qui vais l'attendre. Et que je serai dans une demi-heure au Salon vertical. Et que je veux voir tout le personnel des labos, sans exception. Et dites-lui aussi que s'il n'a pas déjà scellé les sas d'accès du OAW, il est mûr pour une retraite instantanée dans les mines de Mars.
- Oui, monsieur. Et pardonnez-moi encore pour...
- On ira prendre un verre ensemble tous les deux, coupe Grindall en lui adressant un énorme clin d'oeil dont le sens ne laisse planer aucune ambiguïté. Après, on verra si je peux vous pardonner.
La liaison prend fin sur ces mots, alors que le visage maintenant rouge foncé de Hille Stollen s'efface du mur. Du coup, la bande de lumière crue qui éclairait la chambre s'éteint elle aussi. Grindall se retrouve plongé dans la noirceur.
- Hé, les lampes, merde ! Vous attendez quoi ?
Prompte réaction des logops qui assurent le contrôle du système d'éclairage. Un magnifique effet de halo tamisé apparaît autour de Grindall. L'homme ramasse la nicobarre qu'il a perdue tout à l'heure, en aspire les ultimes traces de saveur, puis se met à rire sans joie.
- C'est moi le chef ! Mon cul, oui ! Chef de quoi ? De rien du tout. Toujours le dernier au courant de ce qui se trafique dans cette chiotte !
Grindall est furieux, mais il sait aussi que son subordonné n'a pas pu prendre seul l'initiative de s'adresser à Simon Odako. Yegor Kahim n'est rien de plus qu'un sbire de grade trois qu'on a affecté à la surveillance du labo OAW, le sanctuaire du projet Phaos. S'il a pu s'adresser directement au Dieu Lion, c'est qu'il avait reçu des directives spéciales pour agir en cas de crise. Pas de quoi fouetter un chat. On a seulement omis de prévenir son supérieur hiérarchique. Ce sont des choses qui arrivent. Oui, mais juste un peu trop souvent.
Ce qui bouleverse Grindall, c'est surtout ce qui a pu arriver au projet Phaos. Pas besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre que le sbire en chef de Thor Corp sur la Lune se retrouve plongé jusqu'au cou dans la soupe et que la marmite a déjà commencé à lui bouillir sous les orteils. Quand viendra le moment de distribuer les responsabilités et de punir les coupables, Luis Grindall fera partie du peloton de tête des candidats à passer à la cuisson. Il a beau se dire qu'il ne devrait pas s'agiter comme ça, il ne se fait aucune illusion sur ce qu'il ressent. Ça s'appelle la peur. Une peur simple et pure, proche de l'état de panique.
- Et en plus, se lamente-t-il, j'ai un coeur à bout de nerfs, un coeur complètement foutu qui pourrait me péter dans la poitrine d'un instant à l'autre.
C'est l'hyperstress, le fléau du siècle. Grindall a déjà subi quatre greffes cardiaques et il sait que son organisme ne pourra pas en tolérer une autre. La prochaine crise sera la dernière. Il lui faut se calmer maintenant. Ça urge. Du bout des doigts, il propulse le cadavre de sa nicobarre dans un trou de recyclage. Puis il pose les yeux sur le logop hémographique qu'il porte en médaillon autour du cou. Les milliers de biosenseurs microscopiques qui lui parcourent le système sanguin y envoient en permanence les résultats de leurs relevés. Les données s'affichent discrètement sur un écran gros comme un ongle de pouce. Grindall fait la grimace. Ce qu'il voit en ce moment ne lui plaît pas, mais alors pas du tout. Si cette affaire Phaos ne se règle pas très vite, elle risque fort de lui écourter la vie...


© 2003 Éditions Alire & Alain Bergeron


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